Jeudi 14 mai 2009
Il va vous falloir bien du courage pour arriver jusqu'au bout de ce post....c'est que je suis bien énervée, alors il est très très long !

Après 1 jour de voyage intense jusqu'à Achema ( the foire pour la chimie et les procédés à Frankfurt am Main en Allemagne), debout 5h, 8h de marche intense sous 10kg de paperasse et de ferraille, 14h d'allemand et d'anglais intenses, et retour au lit à minuit, j'ai remis ça le lendemain, 5h30 pour aller au forumappuiPME Alsace à Strasbourg, où il était question d'investissement et d'innovation....
Je m'étais dit chiche, pour mon projet de création d'entreprise, je vais avoir des indications sur comment gagner des investisseurs et quelle forme d'investissement prendre pour permettre une bonne collaboration.
 Eh puis si déjà on m'invite à y aller, courrier dans la boîte aux lettres à l'appui, bah autant y aller !

Ah ben si les explications sur l'investissement étaient intéressantes, j'ai été déçue du comportement de certains des interlocuteurs. Entre un journaliste qui s'est donné le droit de censurer mon intervention, ce qui est un comble, et la personne qui voulait me répondre personnellement, mais qui ne m'a pas un seul instant écoutée, franchement ça a volé bien bas....

Au départ je voulais juste demander pourquoi une entreprise innovante arrive à se faire financer sur des projets risqués et attirer des jeunes ingénieurs, alors que les jeunes ingénieurs tous seuls qui veulent monter un projet innovant ont bien du mal à se faire même épauler !

Je n'écrirai en aucun cas le nom de cette personne bien mal polie qui se donne le droit de rabaisser ainsi les gens, pour sa propre suffisance, peut-être parce qu'il s'est senti attaqué à tord, ou je ne sais quelle autre raison, mais voici la réponse que je lui ai faite par email, puisque de vive voix, il ne m'a pas laissé un seul moment l'occasion de lui expliquer mon point de vue et lui poser des questions. Et aussi parce que ma diplomatie est encore rudimentaire à l'oral : soit je me tais, soit c'est Brice de Nice....hummm....

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Bonjour,

Vous avez voulu faire une leçon de choses sur le métier d'entrepreneur, suite à mon intervention sur les entreprises innovantes pendant le forum AppuiPmeAlsace.

Puisque vous n'avez pas daigné m'écouter un seul instant, permettez-moi enfin de pouvoir vous répondre.

Mon but était uniquement de comprendre d'où vient cette désertion des institutions face à mon projet de création d'entreprises comme face à bien d'autres projets. Est-ce par exemple la politique sous-jacente du CEEI d'aider uniquement les porteurs de projet qui n'attendent qu'à commercialiser leur produit ou leur service ? Est-ce un malheureux concours de circonstances et une trop petite taille de ces structures qui ne leur permettent pas de soutenir les projets en début de phase de création ?

Un bon entrepreneur, c'est celui qui a la tête hors de son guidon, et s'il a à gérer les soucis de tous les jours, ce qu'on appelle le cambouis, il prendra un soin particulier à penser à la tactique, à la stratégie et à la politique de sa future ou actuelle entreprise.

Peut-être que vous avez trop l'habitude de ces savants cosinus, au fin fond de leur laboratoire qui soudainement par un heureux hasard trouvent un nouveau produit sur lequel ils décident de casser la baraque, et récolter des millions. De ces gens qui n'ont aucune connaissance du monde économique, et qui croient effectivement tout savoir dans leur domaine et par extension dans tous les domaines, je peux effectivement concevoir qu'il y a beaucoup de choses à leur apprendre, et beaucoup d'illusions à supprimer.

Sachez qu'il y a également des gens qui savent d'instinct qu'ils sont fait pour entreprendre, déjà en école d'ingénieur ou de commerce, quand ils ont un train d'avance sur tous les autres, qu'ils ont une curiosité infinie, et qu'ils vont au bout des choses.
Ces gens là peuvent avoir déjà une idée "fabuleuse" avant de sortir de leur école, mais être tout à fait réaliste sur leurs connaissances dans leur spécialité, du monde du travail et de l'économie en général. Vient alors toute une étude à côté de leur cursus pour savoir si ça a déjà été fait, si ça a donné des résultats, et puis tenter de développer un business model autour de ça, ou dériver sur une idée d'entreprise plus performante.

Ce n'est pas parce qu'on est relativement jeune et qu'on est au début du projet que l'idée est pour autant farfelue ! Participer à des concours permet par exemple de faire valider l'idée ou de mettre en avant des points délicats. Cela permet aussi de se casser les dents sur son premier business plan, en veillant bien à étudier le marché, la concurrence directe et indirecte, à étudier les finances à injecter, les moyens à mettre en œuvre, les besoins en ressources humaines, à établir un planning sur le modèle du diagramme de Gantt, et à faire quelques budgets prévisionnels.

De plus, en considérant cet aspect quadriphasique de la création d'entreprise, il est tout à fait normal d'aller toquer aux différentes portes d'institutions nationales, de business angels ou d'experts en tous genres afin de préparer un avenir sûr à son entreprise, d'assainir le terrain, pour pouvoir poser les rails et enfin pouvoir faire passer le train, quand celui-ci aura fini d'être construit.

Si toutes ces personnalités de l'innovation et de la création d'entreprise arrivaient un jour à prendre plus au sérieux les jeunes entrepreneurs, surtout à leur tout début, peut-être y aurait-il plus de pme qui verraient le jour. Combien de fois je me suis vue expliquer la création d'entreprises comme si je n'y connaissais rien du tout à l'économie ou que j'étais une idiote...Le nombre de fois où on m'a ri au nez et même pas aidé ne serait-ce qu'une seconde à mettre en place un moyen de financement e-tech.... Eh bien non, j'y crois toujours à mon projet, en créant mon propre réseau de personnes en Alsace, j'ai eu déjà pas mal d'aide et de conseil, notamment par un de mes professeurs au DESS de Management de Projet concernant des points juridiques, notamment par un habitué de l'internet qui m'a ouvert des domaines, pour ne pas qu'on me vole l'adresse de ma marque, notamment par des gens de l'INPI qui ont pris le temps de m'expliquer leurs subtilités ce qui m'a donné l'occasion de déposer une marque et des enveloppes soleau, et puis il faut compter sur les gens de RhenoviaPharma, qui ont gagné les 4èmes trophées de l'innovation auquel je participais, qui se sont réjouis pour mon projet, et qui me donnent quelques idées de développement. Enfin, au détour d'une rencontre on peut tomber fortuitement sur des gens bien sympathiques comme un monsieur Behra qui m'a mis en relation avec des personnes très intéressantes.

Alors même si aujourd'hui, vous n'arrivez pas à vous faire à l'idée qu'on puisse être jeune, avec des épaules suffisamment larges pour porter son projet, être tout à fait réaliste sur sa situation, savoir prendre les conseils et chercher à monter son équipe, et bien je continuerai sur ma lancée...sans vous

Cordialement,
Laurence Kurz
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Bon c'est peut-être un peu cassant, mais un rendu pour un cherché non mais oh, c'est quoi ces manières ?
Chercher des puces sur la tronche qu'on peut avoir après seulement 10h de sommeil sur 3 jours....800km en train, et bien 20 km à pied, franchement.... c'est nul....

Quelle est votre opinion à vous sur les projets de création d'entreprise de djeuns ????
Par lasouris - Publié dans : projet Skouam - Communauté : Chroniques du temps présent
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